Conseils pratiques pour survivre au mal de l’altitude.

Qu’est-ce que le mal de l’altitude?

Au niveau de l’organisme, le mal de l’altitude (aussi appelé le mal aigu des montagnes ou le soroche) se manifeste par un manque d’oxygène dans le sang (ou hypoxie). Chaque personne réagit différemment et le seul et unique moyen de savoir comment notre corps se comportera face à l’altitude est de l’expérimenter. Pour moi, c’était un énorme facteur de stress de ne pas savoir comment allait se passer mon acclimatation à l’altitude. Il n’y a rien d’agréable à être malade en voyage. Voici donc mes conseils qui vous aiderons à prendre certaines précautions avant votre départ, mais aussi pendant votre périple.

1. Prenez un rendez-vous chez le médecin

 

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Premièrement, il est primordial de prendre un rendez-vous chez votre médecin si vous prévoyez partir pour une destination où vous serez confronté au mal de l’altitude. Plusieurs villes offrent désormais un service spécialisé dans une clinique «santé-voyage» et vous pourrez bénéficier de conseils spécifiques pour la destination que vous aurez choisie, ainsi qu’obtenir les prescriptions dont vous aurez besoin. Un des médicaments que l’on m’avait prescrit lors de mon voyage en Amérique du Sud est le Diamox, un comprimé qui aide à faire diminuer les effets indésirables du mal de l’altitude, comme des maux de tête ou encore des nausées. Ce petit picotement au bout des doigts et des pieds, je l’ai senti à plusieurs reprises pendant mon périple au Pérou et en Bolivie et ce n’était pas parce que j’avais les mains ou les jambes engourdies, c’était une des manifestations de l’hypoxie.

D’ailleurs, lors de votre visite chez le médecin, il sera très important de fournir un itinéraire détaillé de tous les endroits que vous prévoyez visiter si vous voulez avoir suffisamment de comprimés et éviter d’en manquer pendant le voyage. Pour avoir été témoin de gens mal en point et souffrant du mal de l’altitude pendant mon séjour, je peux vous assurer que j’étais vraiment très contente d’avoir cette prescription avec moi.

 

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Si vous avez planifié des excursions de un ou de plusieurs jours à très haute altitude, soit à plus de 3500 mètres, il est également possible de demander à votre médecin de vous prescrire du Décadron. Ce médicament est à prendre en cas extrême et lorsqu’il y a présence d’œdème pulmonaire. Il est important de savoir que si l’on doit vous administrer ce médicament, il est recommandé de descendre à l’altitude la plus basse et le plus rapidement possible et de se rendre d’urgence à l’hôpital pour une consultation.

 

Quelques effets indésirables du mal de l’altitude:

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• Maux de tête.
• Nausées.
• Trouble de sommeil.
• Essoufflement.
• Perte d’appétit et troubles digestifs.

 

Il est à noter que ces symptômes diminueront et disparaitront après un certain moment. Le temps d’acclimatation dépendra de chaque individu, mais également s’il y a prise de médication ou non.

2. Monter progressivement

Deuxièmement, planifiez à l’avance votre itinéraire et prévoyez un trajet qui permettra à votre corps de s’adapter plus facilement en augmentant le niveau d’altitude graduellement. Si vous partez au niveau de la mer et que vous faites par la suite des villes situées à plus haute altitude, ce sera plus facile. Par exemple, lors de mon passage au Pérou, j’ai débuté mon voyage par la ville de Lima qui se situe au niveau de la mer pour ensuite me diriger vers Arequipa (situé à 2335 mètres), puis vers Puno (situé à 3827 mètres) et enfin vers Cuzco (situé à 3399 mètres). Si vous désirez commencer votre périple directement à Cuzco, sachez que c’est tout à fait possible, mais ce sera assurément plus difficile dès votre arrivée là-bas. Allouez-vous donc plus de temps sur place, quelques jours suffiront pour permettre à votre corps de s’acclimater avant d’entreprendre toute autre activité ou visite.

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3. Évitez les trop grands efforts physiques

Troisièmement, l’acclimatation à l’altitude n’a absolument rien à voir avec votre forme physique, alors n’essayez pas d’en faire trop et d’aller trop vite. Respectez votre rythme, qui sera plus lent et ne faites pas d’efforts physiques trop intenses afin d’économiser toutes vos forces. De cette façon, vous serez beaucoup moins essoufflé et profiterez davantage de votre journée. Si jamais, vous prévoyez faire une randonnée pédestre ou une ascension en haute altitude, sachez que les pharmacies vendent de petites bombonnes d’oxygène, appelées Oxishot. Ce produit vous permettra de réduire vos symptômes pendant le trek tout en donnant à votre organisme de l’oxygène.

 

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4. Restez hydraté

Quatrièmement, buvez beaucoup, beaucoup et beaucoup d’eau. Il faut boire deux fois plus d’eau lorsque l’on se retrouve en altitude, alors prévoyez le coup et achetez-vous des grandes bouteilles d’eau potable. Assurez-vous que celles-ci soient bien scellées et faites vos achats dans les magasins et non sur la rue. En effet, ne vous faites pas prendre à acheter de l’eau à rabais sur la rue, il s’agit possiblement de vendeurs qui essaieront de vous vendre de l’eau du robinet qu’ils ont eux-mêmes embouteillé. Il n’y a pas de risque à prendre surtout si on sait que l’eau n’est pas potable dans le pays où on se trouve. Apportez-vous également des sachets de Gastrolite pour vous aider à rester bien hydraté. Pour ma part, j’avais pris soin d’apporter du Gatorade en poudre, ça permet de varier un peu lorsque l’on est tanné de boire de l’eau. De plus, un autre effet secondaire du Diamox est qu’il peut entraîner une déshydratation, c’est pourquoi il faut boire beaucoup d’eau lorsqu’on utilise cette médication. Par le fait même, vous ressentirez un besoin d’uriner plus fréquent, c’est tout à fait normal puisqu’il s’agit d’un diurétique.

Un autre breuvage tout à fait naturel et qui pourra aussi vous aider à faire diminuer les effets du mal aigu des montagnes est le maté de coca, une infusion faite à base de feuilles de coca. Il est également possible de mâcher ces herbes, une solution peu dispendieuse et qui semblerait être efficace pour certains.

 

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5. Mangez léger

Cinquièmement, un autre effet associé au mal de l’altitude est la perte d’appétit et la digestion plus lente. Essayez tout de même de manger un peu, mais ne mangez pas plus que votre faim et évitez les plats trop lourds. Favorisez les plats plus légers ou encore mangez seulement des petites entrées. Pendant la journée, prévoyez avoir sur vous des petites collations si jamais votre appétit revient.

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Sixièmement, évitez les boissons alcoolisées lorsque vous êtes en altitude. Bien qu’il est agréable de prendre un verre lorsque l’on est en voyage, je peux vous affirmer que j’ai appris à mes dépends que ce n’étais pas un bon mélange à faire.

 

 

Finalement, si vous respectez ces quelques règles de base, vous faciliterez votre acclimatation à l’altitude, vous minimiserez les effets indésirables et vous passerez de bons moments à l’étranger.

 

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